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François Raymond, de l’association La voix du poème, en passionné de traduction nous a offert ces documents précieux sur le destin d’un sonnet de Pétrarque (1304 – 1374).

La première traduction est celle de Clément Marot, en 1535. La dernière est due à Aragon et datée de 1945.

Suivent les versions françaises de 5 chants du même Pétrarque, de la plume d’Aragon.

Tous nos remerciements vont à François Raymond pour ce précieux document.

***

 

Il Canzoniere, sonnet 1, Pétrarque

      Voi ch’ ascoltate in rime sparse il suono
      Di quei sospiri, ond’io nudriva  il core,
      In su’l mio primo giovenil errore,
      Quand’ era in parte altr’uom da quel ch’i’ sono.

      Del vario stile in ch’io piango et ragiono,
      Fra le vane speranze e  ‘l van dolore,
      Ove sia chi per prova intenda amore,
      Spero trovar pietà, non che perdono.

Ma ben veggi’ or, si come al popol tutto
      Favola fui gran tempo, onde sovente
      Di me medesmo meco mi vergogno;

      E del mio vaneggiar vergogna è ‘l frutto,
      E ‘l pentirsi  e ‘l conoscer chiaramente
      Che quanto piace al mondo è breve sogno.

***

1535, Clément Marot

Vous qui oyez en mes rimes le son
D’iceux soupirs, dont mon cœur nourrissoie,
Lorsqu’en erreur ma jeunesse passoie,
N’étant pas moi, mais bien d’autre façon :

De vains travaux dont fis rime et chanson,
Trouver m’attends, (mais qu’on les lise et voie)
Non pitié seule, ains excuse en la voie,
Où l’on connaît amour ce faux garçon.

Si vois-je bien maintenant et entends
Que longtemps fus au peuple passetemps,
Dont à part moi honte le cœur me ronge :

Ainsi le fruit de mon vain exercice
C’est repentance, avec honte et notice
Que ce qui plaît au monde n’est que songe.

***

 

1548, Vasquin Philieul

  Vous qui oyez les chants ici déduits
De ces soupirs, dont mon cœur en détresse
Je nourrissais sus l’erreur de jeunesse,
Quand j’étais homme autre que je ne suis :

Du divers style, où mes pleurs je poursuis :
Du vain espoir, et douleur qui m’oppresse,
Si onc avez senti d’amours la presse,
Me pardonnerez par pitié tant d’ennuis.

Mais à présent je vois le bruit qui monte,
Et de mon mal partout presque on devise,
Dont bien souvent de moi-même j’ai honte.

Honte est le fruit de ma vaine entreprise,
Et repentance, et le voir sans mensonge,
Que tout plaisir du monde n’est qu’un songe.

***

1575 – Étienne DU TRONCHET

    Vous qui en vers semés écoutez voix et son
Des soupirs amoureux, pâture de mon cœur
En l’errante jeunesse, et première fureur,
Quand je fus en partie homme d’autre façon.

Ce que je pleure et plains par diverse chanson,
Entre vaine espérance et frivole douleur,
Si quelqu’un a prouvé l’amoureuse chaleur
J’en espère pitié, non seulement pardon.

Mais ores que je vois que j’ai servi de conte,
Et de fable vulgaire, en rougissant de honte,
Je regrette à part moi la saison consumée.

Je fais fruit toutefois, et profit du mécompte
Par un doux repentir, qui m’enseigne et me conte,
Que tout plaisir mondain n’est que songe et fumée.

***

1600, Philippe de MALDEGHEM

Vous qui prenez plaisir d’ouïr la résonance
Des soupirs divulgués en vers, dont fut mon cœur
Nourri lorsqu’il était saisi de jeune erreur,
Quand autre homm’ qu’or j’étais d’ans, de mœurs et d’usance,

    Et du style divers qui fait ma doléance,
Traitant un vain espoir joint à vaine douleur,
J’attends, outre pardon pitié de mon malheur,
Si par preuve un de vous d’amour a connaissance.

    Mais je vois maintenant, que j’ai donné longtemps
Matière de parler au peuple en passetemps,
Dont de moi-même en moi souvent la honte abonde.

    Et de ma vanité la vergogne est le fruit,
Avec le repentir, auquel je vois déduit,
Que c’est un songe bref tout ce qui plaît au monde.

***

1865, Joseph Poulenc

Vous qui dans mes vers écoutez la cadence

Des soupirs qui servaient à mon cœur d’aliment

Lors des premiers assauts de mon enivrement,

Quand ma jeunesse était dans sa toute-puissance;

J’espère bien trouver la pitié, l’indulgence,

Près de celui qui sent son propre cœur aimant,

Si dans l’espoir j’essaie, et le plus vain tourment,

Tant de styles divers en pleurs, en éloquence.

 

Mais je ne vois que trop combien au peuple entier

J’ai servi bien longtemps de fable et de risée,

Et souvent je rougis de ma lutte insensée.

J’ai donc, pour tout profit de mon long rêve altier

Le repentir, la honte, et je vois sans mystère

Que ce qui plait au monde est un songe éphémère.

***

1842, F. L. de Gramont

Vous qui écoutez, aux rimes que j’ai répandues, le son de ces soupirs dont je nourrissais mon cœur, dans l’égarement premier de ma jeunesse, quand j’étais en partie un autre homme que je ne suis ;

Pour ce style dans lequel je pleure et je raisonne, et qui flotte des vains espoirs à la vaine douleur, je compte trouver pitié non moins que pardon chez tous ceux qui connaissent l’amour par expérience.

Mais je vois bien aujourd’hui comment pendant longtemps j’ai été la fable de tout le monde ; aussi souvent, en face de moi, je me fais honte de moi-même :

Et de mes vanités la honte est le fruit que je recueille, avec le repentir et l’éclatante conviction que tout ce qui charme ici-bas n’est qu’un songe rapide.

***

1870 Francisque Reynard 

Vous qui écoutez dans ces rimes éparses, le son de ces soupirs dont je nourrissais mon cœur, au seuil de ma première erreur juvénile, quand j’étais en partie un autre homme que je suis ;

Pour le style varié dans lequel je pleure et raisonne, entre les vains espoirs et la vaine douleur,  j’espère trouver pitié non moins que pardon, partout où il y aura quelqu’un qui connaisse l’amour pour l’avoir éprouvé.

Mais je vois bien à présent comment j’ai été longtemps la fable de tout le peuple ; aussi, souvent, je rougis à part moi de moi-même ;

Et de mes vaines rêveries la honte est le fruit, ainsi que le repentir et la claire connaissance que tout ce qui plaît en ce monde est un songe rapide.

***

1887, Guionie-Landrieu

Vous qui écoutez maintenant ces soupirs, exprimés dans mes vers, qui soulageaient autrefois mon cœur au temps des premières erreurs de ma jeunesse, lorsque j’étais tout autre que je suis,

Vous, dis-je, qui êtes témoins de mes plaintes sans cesse renouvelées et de mes vaines espérances : si vous connaissez l’amour par expérience, j’espère que non seulement vous pardonnerez à la faiblesse de ma passion, mais encore que vous en aurez pitié.

Cependant je vois bien que pendant longtemps j’ai été la fable du peuple, ce dont j’ai souvent éprouvé de la confusion ;

Et de mes folies passées, cette honte est le fruit, ainsi que le repentir et la parfaite certitude que tout ce qui plait en ce monde n’est qu’un songe rapide.

***

1877, Philibert Le Duc

Vous qui prêtez l’oreille aux accents de ma lyre,

Aux soupirs dont mon cœur s’est nourri si longtemps,

Avant d’avoir compris l’erreur de mon printemps

Et ce que Dieu commande à ceux qu’il veut élire

Si vous avez aimé, vous tous qui daignez lire

Ces rimes, où je pleure et les vœux inconstants

Et les vaines douleurs que dissipe le temps,

Ne me pardonnez pas, mais plaignez mon délire.

Quand maintenant je songe au facile succès

Qu’auprès du peuple ont eu mes frivoles essais,

J’ai honte des lauriers que la sagesse émonde.

Car de quoi m’a servi ce nom dont je suis las.

Si ce n’est d’en rougir et de savoir, hélas

Que tout rêve de gloire est le jouet du monde.

***

1969, Gérard Genot, Aubier Flammarion

Vous qui oyez en rimes éparses le son

de ces soupirs dont je paissais  mon cœur

en ma première et juvénile erreur,

quand j’étais en partie autre homme que ne suis ;

de ce style changeant où je pleure et je parle,

entre les vains espoirs et la vaine douleur,

auprès de qui connait par épreuve  l’amour,

j’espère compassion, sinon pardon.

mais je vois bien comment, du peuple entier

je fus longtemps la fable, et souvent donc,

de moi-même et en moi j’éprouve honte :

et de mes vanités honte est le fruit,

et repentir, et claire intelligence

que ce qui plaît au monde est rêve fugitif

***

1988, Pierre Blanc  Classiques Garnier

Vous qui au fil des rimes éparses écoutez
le son de ces soupirs dont j’ai repu mon cœur
lors de ma juvénile et première erreur
quand j’étais en partie autre homme que ne suis,

de ce style divers où je pleure et je parle
entre les vains espoirs et la vaine douleur,
auprès de qui saurait par épreuve l’amour
j’espère rencontrer pitié sinon pardon.

Mais ores je vois bien comment de tout le peuple
je fus souvent la fable ; de sorte que souvent
la honte de moi-même au fond de moi me prend.

Et de ma déraison la vergogne est le fruit,
et le repentir, et la connaissance claire
que ce qui plaît au monde est un songe éphémère.

***

1945 Aragon, livre d’artiste en cinq exemplaires avec une gravure de Picasso

Vous qui surprenez dans mes vers le bruit

De ces soupirs dont j’ai nourri mon cœur

Dans ma première et juvénile erreur

Quand j’étais homme autre que je ne suis

Aux tons divers dont je plains mes ennuis

Suivant l’espoir vain, la vaine douleur

Si l’un comprend l’amour par son malheur

J’attends pitié non point pardon de lui

Mais je vois bien comme je fus la fable

Du peuple entier longtemps et le tourment

Au fond de moi de la honte m’en ronge

Jours égarés j’en garde seuls durables

Ce repentir et clair entendement

Tout ce qui plait au monde n’est qu’un songe

***

 

Puis 5 chants de Pétrarque traduits par Aragon :

(Aragon a utilisé l’édition bilingue de Ginguené de 1875 qui donne  des titres, Pétrarque n’en donnait pas)

 

Chant I

Proemio  di tutto il canzoniere, nel quale il poeta si scusi degli amorosi vaneggiamenti

      Voi ch’ ascoltate in rime sparse il suono
      Di quei sospiri, ond’io nudriva  il core,
      In su’l mio primo giovenil errore,
      Quand’ era in parte altr’uom da quel ch’i’ sono.

      Del vario stile in ch’io piango et ragiono,
      Fra le vane speranze e  ‘l van dolore,
      Ove sia chi per prova intenda amore,
      Spero trovar pietà, non che perdono.

      Ma ben veggi’ or, si come al popol tutto
      Favola fui gran tempo, onde sovente
      Di me medesmo meco mi vergogno;

      E del mio vaneggiar vergogna è ‘l frutto,
      E ‘l pentirsi  e ‘l conoscer chiaramente
      Che quanto piace al mondo è breve sogno.

 

Prélude à tout son chant où le poète s’excuse  des  égarements de ses amours

Vous qui surprenez dans mes vers le bruit

De ces soupirs dont j’ai nourri mon cœur

Dans ma première et juvénile erreur

Quand j’étais homme autre que je ne suis

 

Aux tons divers dont je plains mes ennuis

Suivant l’espoir vain, la vaine douleur

Si l’un comprend l’amour par son malheur

J’attends pitié non point pardon de lui

 

Mais je vois bien comme je fus la fable

Du peuple entier longtemps et le tourment

Au fond de la moi de la honte m’en ronge

 

Jours égarés j’en garde seuls durables

Ce repentir et clair entendement

Tout ce qui plait au monde n’est qu’un songe

 

***

Chant 176

Che passando par la selva ardenna, nel ritornar da Cologna, egli non temeva, e che prendeva gran piacere pensando a lei

      Per mezz’i  boschi inospiti, e selvaggi,
      Onde vanno a gran rischio uomini ed arme,
      Vò sicur’io, che non puo spaventarme
      Altri che ‘l sol c’hà d’amor vivo i raggi;

      E vò cantando (o pensier’ miei non saggi!)
      Lei che ‘l ciel non poria lontana farme;
      Ch’i’ l’ho negl’ occhi; e veder seco parme
      Donne e donzelle, et sono abeti et faggi.

      Parmi d’udirla, udendo i rami e l’ore,
      E le frondi, e gl’ augei lagnarsi, e l’acque
      Mormorando fuggir per l’erba verde.

      Raro un silenzio, un solitario orrore
      D’ombrosa selva mai tanto mi piacque,
      Se non che del mio sol troppo si perde.

 

Que passant par la forêt d’Ardenne à son revenir de Cologne il n’avait crainte et prenait grand plaisir pensant d’elle

Dans ces forêts hostiles et sauvages

A grands risques vont les hommes armés

Moi j’y vais sûr, que peut seul alarmer

L’amour soleil qui me perce et ravage

 

Et vais chantant Ô pensers mien non sages

Celle qu’un ciel ne me saurait damer

Mes yeux la voient entre dames mimées

Au vrai qui sont arbres de ce boisage

 

Ce m’est l’ouïr ouïssant bruire l’aure

En la ramure Et les oiseaux Et l’eau

Murmurant fuir à travers l’herbe verte

 

Aucun désert aucun silence encore

Qui m’ait tant plu que l’ombre qui m’enclôt

Sauf que mon soleil  m’y parvient à perte

 

***

Chant 187

Commenda la sua donna, ma si duole che non pareggia me sue lodi co’l suo canto

      Giunto Alessandro alla famosa tomba
      Del fiero Achille, sospirando disse:
      O fortunato, che si chiara tromba
      Trovasti, et chi di te si alto scrisse!
      Ma questa pura, e candida colomba
      A cui non sò, s’ al mondo mai par visse,
      Nel mio stil frale assai poco rimbomba
      Cosi son le sue sorti a ciascun fisse;
      Che d’Omero dignissima, e d’Orfeo,
      O del pastor ch’anchor Mantova onora,
      Ch’andassen sempre lei sola cantando,
      Stella difforme, e fato sol qui reo
Commise à tal che ‘l suo bel nome adora,
      Ma forse scema sue lode parlando.

 

Il parle de son amour mais se lamente que ne l’égalent ses louanges à son chant

Jouxt Alexandre à la fameuse tombe

Du fier Achille en soupirant s’écrie

Ô bienheureux qui la si claire trompe

Trouva qui t’ait si hautement écrit

 

Mais cette pure et candide colombe

A qui ne sait si paire au monde ai vu

Mon style frêle à sa gloire succombe

Ainsi chacun du sort reçoit son dû

 

Digne à la fois d’un Homère et d’Orphée

Ou du berger qu’encor Mantoue honore

Allant toujours d’elle seule coiffé

 

Etoile infirme et sa marraine fée

Commise à tel qui l’encense et l’adore

L’enfantas-tu pour ma voix étouffée

 

***

Chant 102

Dice che tal or canta, e ride per celare il suo pianto, del quale teme d’esser ripresso

      Cesare, poi che ‘l traditor d’Egitto
      Li fece il don dell’onorata testa,
      Celando l’allegrezza manifesta
      Pianse per gli occhi fuor, siccome è scritto;
      Ed Annibal, quand’ all’ imperio afflitto
      Vide farsi fortuna si molesta,
      Rise fra gente lagrimosa, e mesta,
      Per isfogare il suo acerbo despitto.
      E cosi avien che l’animo ciascuna
      Sua passion sotto ‘l contrario manto
      Ricopre con la vista or chiara, or bruna.
      Però, s’alcuna volta i’ rido, o canto,
      Facciol, perchi’ non hò se non quest’una
Via da celare il mio angoscioso pianto.

 

Il dit qu’ainsi lui arrive chanter et rire pour cacher sa plainte dont il craint être repris

Lorsque César reçoit de Ptolémée

Le don funèbre et la tête du mort

Cachant sa joie et jouant le remords

Pleure ses yeux comme une bien-aimée

 

Et qu’Annibal sur l’empire en fumée

A grand douleur soi-même remémore

Pour enfouir le chagrin qui le mord

Lui prend fou rire aux larmes de l’armée

 

Advient ainsi que notre âme chacune

Sa passion d’un contraire cachant

Donne à ses traits figure blonde ou brune

 

C’est la raison de mon rire et mes chants

Je n’en fais mais qui n’ai manière qu’une

Dissimuler le malheur me touchant

 

***

Chant 283

Uolsi che morte abbia estinto il sol dell’ umana bellezza, e che egli non ha altro conforto che di vederla, o in sogno o nell’ imaginazione

       Discolorato hai, Morte, il piu bel volto
      Che mai si vide, e i più begli occhi spenti,
      Spirto più acceso di virtuti ardenti
      Del più leggiadro, e più bel nodo hai sciolto.
      In un momento ogni mio ben m’hai tolto
      Posto hai silenzio a più soavi accenti,
      Che mai s’udiro, e me pien di lamenti,
      Quant’ io veggio, m’è noia, e quant’ io ascolto,
      Ben torna a consolar tanto dolore
      Madonna, ove Pietà la riconduce,
      Ne trovo in questa vita altro soccorso;
      Et se com’ ella parla, e come luce,
      Ridir potessi, accenderei d’amore,
      Non dico d’uom, un cor di tigre, o d’orso.

 

Il se plaint que la mort ait éteint le soleil de l’humaine beauté et qu’il n’ait plus autre confort que de la voir en songe ou en imagination

Tu as décoloré Mort le plus beau visage

Eteint les plus beaux yeux que l’on ait jamais vus

L’esprit le plus ouvert à l’ardente vertu

Séparé du plus bel et subtil assemblage

 

En un moment tu m’as ôté tout mon bagage

Imposé le silence à ce chant qui s’est tu

Jamais plus entendu et que m’infliges-tu

Ce que je vois me tue et que j’entends m’outrage

 

Il arrive parfois que pour me consoler

Ma dame m’apparaisse ou pitié la ramène

Je n’ai dans cette vie aucun autre secours

 

Ah si des mots qu’elle a la lumière inhumaine

Je pouvais la redire en seraient aveuglés

Non pas l’homme d’amour mais le tigre, mais l’ours

 

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