« Avec le vent »…

7 février 2016 § Poster un commentaire

 

Kiarostami de nouveau pris au mot par Marie-Cécile Fauvin (lac du Salagou, janvier 2016)

Kiarostami de nouveau pris au mot par Marie-Cécile Fauvin (lac du Salagou, janvier 2016)

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Poésie plein ciel (suite)

29 septembre 2015 § Poster un commentaire

Antonio Porchia2bis Antonio Porchia1(Hommage à Antonio PORCHIA – Merci à Marie-Cécile FAUVIN )

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Une fois n’est pas coutume…

9 septembre 2015 § Poster un commentaire

cette page d’accueil ne transmettra pas  aujourd’hui  une annonce ni le compte-rendu d’un événement partagé mais proposera un texte à méditer : une chronique de Kenneth Rexroth, intitulée Contemplation et civilisation, traduite de l’américain par Joël Cornuault pour le n° 63 (1997) de la revue Plein Chant.

Pourquoi ce texte ? pourquoi ici ? pourquoi maintenant ?

Une première réponse, immédiate, aurait à voir avec les projets 2016 de PO&PSY, actuellement bien engagés. Mais… deux révélations suffisent, amis lecteurs vous n’en saurez pas davantage pour l’instant.

La vraie réponse, c’est que lors de ce travail préparatoire, nous avons découvert chez ce personnage littéraire de première importance même si méconnu en France (merci à son traducteur !), une pensée « toute simple » qui pourrait bien nous être d’une urgente utilité…

* * *

… Qu’est-ce qui cimente une civilisation ? À quoi tient la différence entre son développement créatif et sa décadence ? Quel est le fondement qui sous-tend et maintient l’ensemble des activités d’un peuple, stimule et donne forme à cet élément particulier que l’on appelle la culture ? C’est la paix. La paix qui provient de l’habitude de la contemplation. Elle n’est pas, cette paix, connaissance intellectuelle de l’unité des efforts humains, ni une notion philosophique définissant le sens ultime de l’univers. C’est un sentiment intérieur, une qualité de vie permanente, une disposition de l’âme. Elle n’est ni rare ni difficile à atteindre. N’importe qui peut la ressentir par instants, depuis sa prime enfance, bien que de moins en moins souvent par la suite si un bon accueil ne lui est pas réservé. On peut y accéder, l’exercer, la cultiver, jusqu’à ce qu’elle devienne une habitude parmi les acquis de la vie quotidienne. Sans cette paix, la vie n’est que turbulence dont, à la fin, tout sens, voire toute intensité de sentiment, disparaissent dans l’ennui et le désordre.

Les gens se battent pour atteindre leurs objectifs ; pour obtenir une reconnaissance ; pour gagner de l’argent ; pour rencontrer l’amour – millions de petites charges électriques de possessivité déferlant à travers un immense champ dynamique. Quelle force maintient l’ensemble, sinon cette paix intérieure dans laquelle se résolvent les tensions engendrées par la soif de posséder ? Tout est désordre aux yeux du désordonné. Aux yeux du vorace, l’homme est un loup pour l’homme. Pour le futile, la vie apparaît absurde. Elle n’a pas de sens résumable dans une équation mathématique, pas d’ordre doté d’une conclusion logiquement démontrable. L’existence ne peut être « prouvée ». La réponse est du domaine de la création. À sa source se trouve l’habitude tranquille de s’ouvrir à une harmonie qui dépasse l’individu, le contient et le comble à la fois.

Lorsque cette réponse créative et le sentiment d’homogénéité des phénomènes vivants qu’elle implique sont largement répandus à l’intérieur d’une société, on peut parler de culture ou de civilisation. La société vit et se développe. S’ils déclinent, c’est la société qui dépérit. Lorsqu’ils sont morts, la société les accompagne, bien qu’elle puisse perdurer, massive, stérile, arrogante comme une momie dorée pendant des siècles, ou bien ne plus être qu’une expression géographique de la misère et du chaos.

(13 septembre 1965)

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Changement de ciel

30 juillet 2015 § Poster un commentaire

 

De : Marie-Cécile FAUVIN

Date : lundi 27 juillet 2015 16:41

A : Danièle FAUGERAS

(…)

Je suis maintenant à Paros pour deux semaines, loin des oui et des non, loin aussi de la canicule athénienne, dans le village de Lefkes, où j’ai trouvé un studio à louer parce qu’il n’y avait plus de place pour moi à la Maison de la littérature. En été la Maison est pleine et très demandée.

Je te joins qqs photos du village, pour te donner envie. Entre autres du petit café pourvu du « ouaï-faï » depuis lequel je t’écris.

Paros2 072

Je reste jusqu’au 3 août. Il fait de plus en plus chaud et la lumière est de plus en plus aveuglante.

Il y a heureusement la mer pour se rafraîchir, l’ombre des tamaris, le café glacé et une petite brise du côté des moulins…

Dans quelques jours je prends un cours de calligraphie byzantine avec une peintre d’icônes. C’est à cause de Marc Pessin… [ ce superbe artiste graveur-éditeur, fou de calligraphie à qui nous avons rendu visite en rentrant de notre lecture à deux de Ritsos, donnée à La Maison de la poésie d’Annecy, en juin – DF]

En PJ :

Το σημάδι της Αφροδίτης

Ce cerf-volant, je l’ai fait après avoir rencontré Nikos Koundouros à Athènes (un vieux monsieur de 88 ans, réalisateur renommé en Grèce (peu à pas diffusé à l’étranger malheureusement), qui est aussi un excellent peintre), et surtout après avoir vu de lui « Petites Aphrodites » (ou « L’empreinte d’Aphrodite »), un beau film poétique, presque sans paroles, basé sur le roman antique « Daphnis et Chloé ». Il m’a passionné et j’ai emprunté l’oiseau au générique, qu’il a lui-même dessiné. Si tu veux, tu peux en avoir un aperçu ici : https://vimeo.com/34117609. L’image n’est pas excellente, mais ça donne une idée.

Ici on peut voir quelques-unes des peintures de Koundouros, dont certaines sont aussi les affiches de ses films.

https://ritsmas.wordpress.com/2013/07/07/%CE%BF-%CE%B8%CE%B1%CE%BD%CE%AC%CF%83%CE%B7%CF%82-%CE%B4%CF%81%CE%AF%CF%84%CF%83%CE%B1%CF%82-%CF%83%CF%85%CE%BD%CE%BF%CE%BC%CE%B9%CE%BB%CE%B5%CE%AF-%CE%BC%CE%B5-%CF%84%CE%BF-%CE%BD%CE%AF%CE%BA%CE%BF/

Je crains que même son film « L’ogre d’Athènes », le plus connu, le meilleur peut-être (dans un autre style que « Petites Aphrodites »), ne soit pas diffusé en France. Peut-être le trouve-t-on dans quelque cinémathèque française ?

*

(à suivre ?)

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Oui, la poésie était bien vivante à Lodève…

24 juillet 2015 § Poster un commentaire

grâce au collectif « Sauvons les voix », dont nous publions ci-dessous le communiqué-bilan (que nous confirmons avec enthousiasme et confiance…)

Un grand merci aux organisateurs (bénévoles), aux poètes participants, aux fervents auditeurs, et… à suivre.

COMMUNIQUÉ de PRESSE : BILAN URGENCE POÉSIE 2015

  • 25 poètes venant de plusieurs pays de la Méditerranée : Tunisie, Palestine, Malte, Espagne, Italie.
  • Autant d’hommes que de femmes.
  • Plus d’un millier de spectateurs sur 12 rendez vous de lectures,
  • 3 rencontres de forum sur l’avenir culturel en France, dont un avec Jean-Michel Lucas,
  • 4 ateliers d’écriture animés par un poète.
  • Une grande soirée réunissant poètes, musiciens, comédiens, performeurs qui a, pendant plus de 4 heures, tenu en haleine plus de 250 spectateurs.

L’organisation et les prestations des artistes ont été bénévoles.
Le collectif a accueilli, hébergé, nourri les artistes grâce à la générosité des Lodévois.
Cette précarité a révélé une solidarité et une humanité.

Les lieux de lectures furent des lieux privés, des jardins, des lieux communaux dans les villages et des lieux associatifs, parfois moins visibles qu’auparavant mais chaleureux et très accueillants. Les poètes ont aussi pris l’espace de la ville, sur la place de la Halle Dardé, et en déambulant dans la ville et le public a apprécié d’entendre la poésie de cette manière insurrectionnelle.

URGENCE POÉSIE fut un vrai moment de rencontres entre les poètes, les musiciens, le public, les habitants. Les moments partagés des repas, des apéritifs dans les villages ont renforcé les liens. Plusieurs poètes sont repartis avec des projets artistiques communs.

Les rendez-vous dans les villages de Soubès et de Lauroux furent une première réussie.
Grâce à la collaboration de la librairie lodévoise Un point un trait, un petit stand d’ouvrages de poésie se tenait sur le lieu des lectures. Il a été très apprécié du public qui pouvait y trouver ainsi des ouvrages  des poètes présents. Le public était ravi et de plus en plus nombreux.

Les poètes, les artistes, les organisateurs, les lodévois partenaires, le public sont investis à renouveler l’aventure.

Les dons collectés vont nous aider à participer au défraiement des poètes.

Sur la base de ce succès, le collectif Sauvons les Voix continuera d’œuvrer au rétablissement d’un festival centré sur la poésie, et faisait de Lodève un lieu spécifique, reconnu nationalement et internationalement, dans le domaine culturel.

Nous donnons RENDEZ-VOUS à toutes les personnes intéressées

le 14 septembre à 17h30 au CLAP pour discuter des projets et partenariats.

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Le festival de Lodève est mort, vive la poésie !

3 juillet 2015 § Poster un commentaire

 

Le 27 mai dernier, nous recevions du collectif « Sauvons les Voix » de Lodève le communiqué de presse  suivant :

 

Le collectif Sauvons les Voix  organise du 16 au 19 juillet 2015 à Lodève et ses environs :

URGENCE POÉSIE

Rencontres autour de la Poésie et de la culture.

Pendant quatre jours, la poésie dans Lodève déroulera le fils radieux et fragile de la rencontre, du partage et de la réflexion. Nous tisserons ensemble la toile culturelle de notre monde méditerranéen, avec des instants festifs, des partages poétiques et un forum d’échanges.

Tous les événements seront gratuits et accessibles à tous.

 

Au programme :

Capture d’écran 2015-07-03 à 15.57.22Capture d’écran 2015-07-03 à 15.57.06

Danièle FAUGERAS participera à ces 3 journées dédiées à la poésie et lira des extraits des recueils des poètes édités par PO&PSY :

Issa, Guillevic, Abbas Kiarostami, Jacques Ancet, Alireza Rôshan, Antonio Porchia, Federico Garcia Lorca, Yannis Ritsos, Olav Hauge, François Graveline...

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FAUTE DE TRADUCTIONS…

23 avril 2015 § Poster un commentaire

 

… un traducteur peut toujours envoyer des O(bjets)P(oétiques)I(dentifiés) !

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Voici le message que PO&PSY vient de recevoir en cette printannière soirée du 23 avril 2015 :

Bonsoir Danièle,

Dans les intermittences de plus en plus nombreuses du boulot (et faute d’aller en Grèce chercher un poète à traduire) je m’occupe les mains… et pas si loin de la poésie. Je me suis mis en tête de faire voler des tas de trucs. Bon, c’est pas gagné, mes ficelles s’entortillent, ça se déchire, ça pique du nez, mais je suis en bonne voie. Après un Charlie volant (en pur Charlie, bambou refendu, colle et ficelle), voici un poème puisé parmi les « Milliers d’arbres solitaires » (pour le coup il me fallait du court, du très très court). Il a volé aujourd’hui pour la première fois dans le ciel de Soubès et l’espace d’un instant il m’a semblé que les oiseaux ont chanté un peu moins fort.

Marie-Cécile (Fauvin)

Photo0498

(d’après Abbas Kiarostami)

et,

le 15 mai 2015, cet hommage à Federico Garcìa Lorca :

Lorca

(à suivre)

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Où suis-je ?

Catégorie Divers sur po&psy.