Abbas KIAROSTAMI, Havres – par Mathias Lavin

 

Les havres promis par le titre du recueil sont les poèmes eux-mêmes, concis et denses, invitant à un retour sur les éléments premiers (terre, vent, arbres, rivages) ou les sentiments essentiels (solitude, amitié). Cette traduction du troisième recueil d’Abbas Kiarostami confirme l’importance de l’écriture chez l’artiste connu pour son activité de cinéaste. Plus encore que dans les ouvrages précédents, on pressent un écart avec l’image, la volonté plus explicite de saisir une impression, une humeur fugace. Le volume est en fait un mince boîtier où se trouvent insérées les pages, non reliées entre elles. Mon jeune fils se trouvait à mes côtés lorsque j’ai parcouru l’ouvrage pour la première fois : l’ordre initial en a été immédiatement perturbé. De ce hasard objectif il ressort de manière plus évidente la déambulation offerte par Kiarostami. Chaque poème est renvoyé à sa fragilité, comme une feuille prête à s’envoler.

Mathias LAVIN

CCP CAHIER CRITIQUE DE POESIE, n° 21/2011

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