Alfredo Costa Monteiro

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Né à Porto (Portugal) en 1964.

En 1992, il obtient un diplôme en sculpture/multimédia avec Christian Boltanski à l’École des Beaux-Arts de Paris. La même année, il s’installe à Barcelone (Espagne) où il vit et travaille dans l’actualité.Son travail englobe les arts visuels, la poésie visuelle/sonore et le son. La plupart de ses pièces, aussi bien compositions et improvisations sonores qu’installations, vidéos et poèmes sonores ou visuels, souvent de facture domestique, sont faites de processus instables, de contraintes conceptuelles et de formes à la simplicité souvent déroutante; processus, en règle générale imprégnés d’ un fort caractère phénoménologique.Depuis quelques années, son travail s’est de plus en plus orienté vers la production sonore et poétique, délaissant progressivement son travail d’installations.Depuis 2001, il travaille au sein de différents projets de musique expérimentale et improvisée, collaborant avec d’innombrables musiciens, chorégraphes, vidéastes et poètes. En poésie sonore, il se produit le plus souvent en solo, réalisant des lectures polyglottes (français, portugais et espagnol) et bruitistes.Vaste discographie dans des labels européens, japonais et nord-américains.

Expositions individuelles (sélection)
• 1998, “Visto desde aquí, parece una exposición” Avec Art Larson. Galerie Carles Poy, Barcelone.
• 2000, “La Très Grande Encyclopédie du Corps“ Institut Français, Barcelone.
• 2001, “Résidus“ Galerie de la Friche, Marseille.

Expositions collectives (sélection)
• 2000, “Zeppelin 00”, art sonore, CCCB, Barcelone.
• 2001, “Les enfants des bonfils“ VAC, Ventabren, Marseille.

• “Talgo“, Nouvelle Galerie, Grenoble. “Exploracions“ La Capella, Barcelone.

• 2005, “Lladres de Cossos“, Metrònom, Barcelone.

« Sur mon travail :

C’est dans la musicalité du langage que réside le propos de mon travail: langage poussé à bout, dans ses retranchements phonétiques, où le sens se perd au profit du son.

Le texte est construit par bribes, souvent en plusieurs langues et malléables à une multitude de signifiés par une combinatoire construite sur la sonorité des mots. Ces bribes apparaissent et disparaissent parasitées par le bruit du langage, le son dictant le sens, par homophonies ou allitérations.

Le bruit devient alors message.

Derrière ce qui se dit, se profile une autre langue, sonore et inhérente à tout discours, et qui habituellement ne se manifeste pas, mais qui dans ce contexte, acquiert une place qui lui revient de droit: celle d’être aussi un objet de communication. »

 www.costamonteiro.net

***

Extraits :

hors du vide

un doux écho à la dérive

no ouvido

o eco do ego à deriva

noué au vide

l’égo évide l’écho

eco debido al oído

que el ego vivido olvida

eco em vão

no ouvido do ego à deriva

écho d’une envie vide

rivé à l’ouïe l’égo dérive

eco de envidia

a la deriva en el oído

écho vain rivé au vide

qui évide l’égo

eco do ego vão no ouvido

devido à deriva

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