François MIGEOT

Mise en page 1
François Migeot est né en 1949. Il est poète et écrivain.

Il a été enseignant-chercheur trois ans au Japon, à l’université Aoyama Gakuin de Tokyo. Là, il s’est lié avec un collègue du département de français, érudit et fin connaisseur de la poésie traditionnelle nippone, Shinji Kosaï. De cette amitié est née l’idée de traduire à quatre mains les Renga.

Depuis son retour il enseigne à l’université de Franche-Comté.

Outre les Renga, il traduit des poètes latino-américains, notamment José Antonio Ramos Sucre (Le Chant inquiet, Le Grand Tétras, 2009) et Rafael Cadenas (Poèmes choisis, Écrits des forges, BiD & C°, 2004). Il  a traduit du japonais et adapté avec Shinji Kosaï un renga du 15ème siècle de Sôgi, Shohaku, Sôchô, Trois voix à Minase, paru dans PO&PSY en 2012.

Auteur d’une quinzaine de titres en poésie dont Moires (2007), aux éditions Empreintes, Lenteur des foudres (Èrès / PO&PSY, 2008), Chant des poussières, (Le Grand Tétras, 2010), Maintenant il est temps, Pierre Bonnard (Virgile 2011), auteur d’un roman (Orly-Sud,  L’Harmattan 1998), d’essais (À la fenêtre noire des poètes, lectures bretoniennes, PUFC, 1996 ;Entre les lames, lectures de Robbe-Grillet, PUFC, 1999) et de livres de nouvelles dont Le Poids de l’air (2007) aux éditions Virgile.

Prix de poésie Ilarie Voronca (ville de Rodez, 1993) et  Grand Prix universitaire de la nouvelle (académie de Bourgogne 2000).

http://www.m-e-l.fr 

http://remue.net

 

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EXTRAITS DE LENTEUR DES FOUDRES :

Ô vigne       en vain mince filet de mains jeté sur le présent     Sur le bois vendangé pas un mot ne reste de l’été     Après le cri de la lumière le ciel efface lentement les ombres   Les jours si longs que les couleurs usées jusqu’à la trame   tout l’air respiré   toute la chaleur

 

 

Puis un jour   on ne sait pas quand     ferme la porte grise de l’hiver à l’embrasure de l’horizon     Le jour jeûne du matin au soir   La colline perd la tête dans les brumes       Seul le coteau tient encore au texte déserté des vignes

 

 

Le sang tarde au bout des mains   l’ombre reste nouée à la nuit en retard     le paysage à quai     en attente de départ

 

 

Cépages suspendus   le silence   le froid   inutile de prier   Les derniers coups de fusil ont dispersé les bois     Seul le coteau tient encore au texte déserté des vignes

 

 

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