Ryôichi Wagô

Couv-port-Wago

Né en 1968 à Fukushima, Ryôichi WAGÔ vit toujours dans cette ville, où il a choisi de rester après la catastrophe du 11 mars 2011. Parallèlement à ses activités de poète, il enseigne la langue japonaise dans un lycée.

Son premier recueil de poésie, After (1999), lui vaut une reconnaissance immédiate, avec l’obtention du prestigieux prix Nakahara Chuya. Il publiera de nombreux autres recueils, qui lui vaudront plusieurs prix littéraires.

Ses lectures publiques, performances, émissions de radio, etc., font par ailleurs de lui un des représentants les plus actifs de la poésie japonaise contemporaine. Il est également l’auteur d’entretiens sur la langue japonaise avec Tanikawa Shuntarô (le plus célèbre poète contemporain japonais), de plusieurs essais et livres pour enfants.

Après le 11 mars, il est l’un des premiers écrivains à transmettre l’ampleur de la catastrophe de manière palpable et concrète, dans des poèmes hantés par une tragédie vécue au quotidien, dont il décide de rendre compte sous forme de tweets réguliers. Ces poèmes, à la fois très simples et très inventifs, par leur moyen de transmission mais aussi par leur style elliptique et incantatoire, d’une grande force, auront un retentissement important à travers le Japon et même au-delà des frontières du pays.

Ces poèmes-tweets du 11 mars à aujourd’hui ont fait l’objet d’une publication en 3 recueils au Japon : shi no tsubute (« Jets de poèmes » – écrit « sur le vif » de la catastrophe et qui fait l’objet de la présente version française) ; shi no mokurei (« Hommage silencieux »- à la mémoire des disparus) ; et shi no kaikô (« Retrouvailles » – adressé aux survivants).

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