Corinne Atlan


Corinne Atlan

Bien connue des amateurs de littérature japonaise puisqu’elle a publié, ces deux dernières décennies, pas moins d’une soixantaine de traductions du japonais (romans, nouvelles, pièces de théâtre contemporain), dont plusieurs ont été récompensées par des prix prestigieux : prix Femina étranger pour Le Bouddha blanc de Hitonari Tsuji (Folio), prix de la Fondation Konishi pour les Chroniques de l’oiseau à ressort de Haruki Murakami (Seuil), prix Zoom Japon pour La Prière d’Audubon de Kôtarô Isaka (Picquier).

Elle a également édité et traduit avec Zéno Bianu deux anthologies de haïku, Haïku : Anthologie du poème court japonais et Haïku du xxe siècle – le Poème court japonais aujourd’hui (Gallimard, 2002 et 2007).

Elle est aussi l’auteur de Danses de Diamant (Kailash, 2000), essai consacré à une danse bouddhique du Népal, et Entre deux mondes : traduire la littérature japonaise en français (Inventaire/ Invention, 2006).

Invitée en résidence à la Villa Kujoyama (« Villa Médicis » de Kyoto) en 2003, elle y rédige son premier roman, Le Monastère de l’aube, fiction historique se déroulant au Japon et dans l’Himalaya (Albin Michel, 2006) réédité chez Picquier Poche en mars 2012.

Le Cavalier au miroir, son deuxième roman (PUF, mars 2014), est une évocation romancée du Tibet au tournant du 19e et du 20e siècles.

Corinne Atlan est née en Algérie. Sortie de l’Institut des Langues Orientales à l’âge de vingt ans avec en poche une licence de japonais, en fervente lectrice de Blaise Cendrars elle choisit de partir vers l’Asie par le Transsibérien. Elle fait un premier séjour de deux ans au Japon, puis elle part au Népal où elle restera plus de dix ans : elle y enseigne le français, étudie le népali et le sanskrit, et vit immergée dans le monde tibétain, sans pour autant perdre contact avec le Japon. À son retour en France, dans les années quatre-vingt-dix, elle se lance dans la traduction de littérature japonaise. Elle partage aujourd’hui sa vie entre Paris (où elle est, entre autres, coordinatrice du comité de traduction de théâtre japonais contemporain à la Maison Antoine Vitez ( Centre international de la traduction théâtrale) et Kyoto, et continue d’effectuer de nombreux séjours en Asie.

Extrait d’un entretien pour Japonoline.com :

« Le livre japonais en tant qu’objet est différent d’un ouvrage en langue occidentale tant au niveau de la présentation que de l’écriture avec la présence des kanji. D’où l’importance de trouver des correspondances, parfois de les « inventer » pour faire passer le message. Bien sûr, il y a le désir de coller au texte, mais il est indispensable de rendre la sensibilité par rapport au français pour faire passer le côté le plus subtil du texte. […] L’idée de jouer le rôle de « passeur » d’idées est très importante à mes yeux. »

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