Alfredo Costa Monteiro Dépli

Dépli-couv

Né à Porto (Portugal) en 1964, Alfredo Costa Monteiro s’installe à Barcelone (Espagne) en 1992, après avoir obtenu un diplôme en sculpture/multimédia avec Christian Boltanski à l’École des Beaux-Arts de Paris.

Son travail englobe les arts visuels, la poésie visuelle/sonore et le son.

La plupart de ses pièces, aussi bien compositions et improvisations sonores qu’installations, vidéos et poèmes sonores ou visuels, souvent de facture domestique, sont faites de processus instables, de contraintes conceptuelles et de formes à la simplicité souvent déroutante ; processus, en règle générale imprégnés d’un fort caractère phénoménologique.

Depuis quelques années, délaissant progressivement son travail d’installations, il s’oriente de plus en plus vers la poésie sonore, réalisant, le plus souvent en solo, des lectures polyglottes (français, portugais et espagnol) et bruitistes.

Depuis 2001, il travaille au sein de différents projets de musique expérimentale et improvisée, collaborant avec d’innombrables musiciens, chorégraphes, vidéastes et poètes. Vaste discographie dans des labels européens, japonais et nord-américains.

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PRÉSENTATION DE L’OUVRAGE

Dépli est un poème en français, en portugais et en espagnol. Trois langues qui appartiennent aux trois cultures qui forment l’identité de l’auteur ; Portugais de naissance, ayant grandi en France et résidant aujourd’hui en Espagne, il a recours à ces trois langues tout naturellement, comme si elles en formaient une seule, maternelle et adoptive à la fois.

Dans ce poème, chaque mot est choisi non seulement pour sa résonnance phonétique, mais aussi pour son signifié dans les deux autres langues. Son et sens s’imbriquent ainsi tout au long du texte, mais en passant d’une langue à l’autre, quelque chose se perd en chemin.

En effet, à moins de comprendre ces trois langues, le lecteur/auditeur est souvent perdu, et quelquefois même dans la sienne propre ; mais cette perte de sens ne peut être que bénéfique au son de la langue, une perte qui serait mesurable, dans la biographie de l’auteur, à la perte d’attache au territoire, ce qui le place en plein milieu de ce triangle linguistique et culturel. Sans hiérarchie, ou presque.

Homophonies, allitérations, anagrammes ou palindromes se côtoient dans chaque phrase qui est comme l’écho de la précédente : ce qui vient d’être dit use de sa résonance dans la phrase suivante afin de repartir vers une autre direction.

Dépli est un aller-retour entre trois manières de dire, entre trois identités, créant ainsi une autre langue, étrangement sonore, qui semble sortir tout droit de l’inconscient de l’auteur, et qui se matérialise par un désir d’écriture profondément nomade.

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