François MIGEOT

Migeot-couv

Poème inédit.

*

EXTRAITS

Ô vigne       en vain mince filet de mains jeté sur le présent      Sur le bois vendangé pas un mot ne reste de l’été         Après le cri de la lumière le ciel efface lentement les ombres Les jours si longs que les couleurs usées jusqu’à la trame       tout l’air respiré        toute la chaleur

Puis un jour        on ne sait pas quand         ferme la porte grise de l’hiver à l’embrasure de l’horizon       Le jour jeûne du matin au soir La colline perd la tête dans les brumes Seul le coteau tient encore au texte déserté des vignes

Le sang tarde au bout des mains        l’ombre reste nouée à la nuit en retard          le paysage à quai         en attente de départ

Cépages suspendus         le silence        le froid inutile de prier         Les derniers coups de fusil ont dispersé les bois        Seul le coteau tient encore au texte déserté des vignes

(…)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s