Jacques ANCET, traducteur

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Jacques ANCET est né à Lyon en 1942 et vit près d’Annecy. Auteur d’une quarantaine de livres, il a reçu les prix de poésie Charles Vildrac de la Société des gens de lettres et Heredia de l’Académie française 2006 pour Diptyque avec une ombre (Arfuyen), le Prix Apollinaire 2009 pour L’Identité obscure (Lettres Vives) ainsi que la Plume d’or 2013 de la S.A.S. pour l’ensemble de son œuvre. Traducteur de quelques-unes parmi les plus grandes voix des lettres hispaniques, il s’est également vu décerner les Prix Nelly Sachs 1992 et Rhône-Alpes du Livre 1994, la Bourse du Prix Européen de Littérature 2006 et les prix de traduction Alain Bosquet 2015 et Roger Caillois 2016. Enfin, tout récemment, son travail de traducteur et d’écrivain vient d’être distingué par un doctorat honoris causa de l’Université Catholique de Louvain.

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« Pour moi, écrire et traduire ont toujours participé du même élan de langage et de vie. C’est pourquoi ils sont, dans mon travail, indissociables. Au point qu’ils n’ont cessé de se mêler, se heurter, se confondre en échos et influences réciproques. L’écriture traductrice du Livre muet (1998) est aussi bien née des grandes proses de mon cycle Obéissance au vent, développé en quatre livres de 1974 à 1984, que de celle inventée en 1910 par Ramón Gómez de la Serna avec lesquelles elle avait d’étonnants points communs. Quant aux formes fixes impaires, comme le 7 de L’imperceptible (1996) ou le 11 de La Brûlure (2002), tout autant que de la force verbale qui les a portées et traversées, ne sont-elles pas issues de la traduction des « chansons » de Jean de la Croix (1996) et leurs heptasyllabes et endécasyllabes croisés ? Echeveau au fil duquel, de L’autre pays (1968) à L’Age du fragment (2014), en passant par Le Jour n’en finit pas (1986), La Dernière Phrase (2001), L’Identité obscure (2004) ou Huit fois le jour (2011), les livres n’ont cessé de se tresser aux traductions, de celles de Francisco de Quevedo ou de Luis de Góngora à celles de José Ángel Valente, de Juan Gelman ou d’Alejandra Pizarnik en passant par celles de Jorge Luis Borges, Luis Cernuda ou María Zambrano. Double et unique cheminement, où je me trouve encore… »

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lumière des jours

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